Art. 1
En vigueur depuis le 12 oct. 2023 jusqu'au 1 janv. 2999
Pour l'application des articles 30, 35, 39-1 et 39-2 du code de procédure pénale, le ministre de la justice est autorisé à mettre en œuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé : « Système informatisé de suivi de politiques pénales prioritaires » (SISPoPP). Ce traitement automatisé est mis en œuvre dans le ressort de chaque tribunal judiciaire et dans le ressort de chaque cour d'appel. Il a pour finalités de faciliter et d'améliorer le suivi actualisé des affaires, événements, territoires ou des personnes, majeures ou mineures dans le cadre des politiques pénales prioritaires suivantes : - lutte contre les violences intra-familiales ; - lutte contre les infractions commises dans le cadre ou en marge des événements de nature à entraîner un danger grave et imminent pour la sécurité ou l'ordre public ; - lutte contre les atteintes aux personnes dépositaires de l'autorité publique ou aux personnes chargées d'une mission de service public ; - lutte contre les infractions commises sur un périmètre local déterminé et suivies dans le cadre des instances partenariales auxquelles participent les magistrats ; - lutte contre les trafics de stupéfiants ; - lutte contre les atteintes à l'environnement pénalement réprimées ; - lutte contre la radicalisation violente. Il contribue à l'évaluation de ces politiques pénales. A ces fins, il permet : - le suivi et le pilotage des procédures pénales ; - la mise en œuvre, le suivi et le pilotage de mesures de prévention et de détection des infractions pénales ; - la coordination, l'échange et le partage d'informations strictement nécessaires, dans le respect des dispositions du code de procédure pénale et le cas échéant des textes autorisant ces échanges d'informations, y compris dans le cadre d'instances locales de concertation.
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Prolegi/LEGITEXT000048187494#art-1